Avant de remplacer un différentiel « parce que le magasin vend du type AC en promo », le vrai risque en salle de bain n’est pas le temps de coupure au tableau : c’est un calibre mal borné, un type incompatible avec les charges (lave-linge, VMC, prise) et l’absence de contrôles d’isolement après pose. On lit le choix type A vs AC comme une fiche technique — contraintes, séquence, mesures — avant d’improviser le chantier électrique.
Inventaire circuit et usages SDB
On liste les départs protégés (éclairage, prises, chauffe-eau local, VMC, sèche-serviettes), la présence d’appareils à électronique de puissance, et la section des conducteurs. On photographie le tableau et on note le calibre actuel. Sans cet inventaire, le type de différentiel reste un achat décoratif : on pose un AC là où un A est attendu, ou l’inverse sans justification.
Bornage type A, AC et calibre
On fixe le type selon les charges (AC pour charges purement résistives classiques ; A dès qu’il y a composantes continues ou électroniques sensibles), le calibre (souvent 30 mA en volume SDB), et la compatibilité avec le peigne/disjoncteurs existants. On refuse le « c’est le même ampérage donc ça ira ». Comme une fiche chantier, chaque écart de type se paie en déclenchements intempestifs ou en protection insuffisante.
Séquence avant le premier débranchement
Ordre type : (1) coupure générale et consignation ; (2) schéma annoté des départs ; (3) test d’isolement des circuits ; (4) dépose de l’ancien différentiel ; (5) pose du neuf avec serrage bornes ; (6) tests bouton test + injection différentielle si dispo. On photographie chaque étape. Brancher « à l’œil » sans test, c’est programmer une panne au premier cycle machine.
Quand le lot dépasse le particulier
Tableau saturé, neutre partagé douteux, conducteurs aluminium, ou volumes SDB hors norme visibles : on sort du DIY. Un électricien qualifié valide le schéma et la sélectivité. Forcer un type AC sur un lot machine à laver + VMC peut masquer un défaut réel ailleurs dans l’installation.
Page de référence pour le choix
Pour ordonner type, calibre et contrôles sans se fier au seul rayon promo, on s’appuie sur cette note sur differentiel type a ac salle bain : la fiche détaille comment lire différentiel type A vs AC en salle de bain avec un ordre de lots réaliste.
Contrôles après mise sous tension
On vérifie le bouton test, l’absence d’échauffement aux bornes, le bon déclenchement sous défaut simulé, et le fonctionnement de chaque départ SDB. On archive photos et calibre. Un journal évite de rejouer le même doute au prochain tableau.
Erreurs fréquentes
Poser un AC par habitude, sous-dimensionner le calibre, omettre le test d’isolement, serrer mal le peigne, confondre différentiel et disjoncteur. On les documente pour le prochain chantier.
Lien avec le reste du tableau
Un différentiel SDB « qui saute » révèle souvent un départ humide ou une masse. On borne aussi ces lots plutôt que de tout attribuer au type de différentiel.
Synthèse
Un différentiel SDB se choisit par type et calibre bornés, puis se valide par mesures. La fiche technique avant le chantier réduit les déclenchements et les reprises dangereuses.
Garder le chantier réaliste
Avant d’ouvrir trop de fronts, on fixe une contrainte de temps, un budget plafond et un critère de succès simple. On photographie l’existant, on note les usages non négociables, et on refuse les achats impulsifs hors cadre. Cette discipline évite la majorité des reprises coûteuses et laisse de la marge pour les imprévus. On garde une trace écrite des décisions pour ne pas recommencer le débat à chaque semaine, et on revoit le dispositif après quinze jours d’usage réel. On documente les écarts pour alimenter le prochain lot sans reproduire les mêmes approximations.
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